.Make your own destiny *.

.Make your own destiny *.
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0n se dit pour toujours sans savoir ce que l'avenir nous prépare... c'était leur cas. Ils étaient cinq, unis pour le meilleure et pour le pire. Mais on est jamais à l'abri de surprises. Ils étaient cinq, et aujourd'hui ils ne sont plus. Parce que lorsque la personne qui les unissaient est morte, tout s'est écroulé.

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# Postato martedì 26 febbraio 2008 16:10

Modificato lunedì 14 aprile 2008 05:28

[ NARRATEUR: Peyton Sawyer____________________________________________________-Make your own destiny ]

 [ NARRATEUR: Peyton Sawyer____________________________________________________-Make your own destiny ]


MusiQue ___________ Blog <3


« Il n'y a jamais eu de mort à crédit. La mort, on la paie en espèces. »


___Je suis assise sur un banc en bois vert sombre, dans le parc où, Brooke et moi, passions de longs après-midi à rire de notre existence alors si futile, le regard perdu dans de nombreux souvenirs au gout sucré. Face à moi se tient une grande balançoire en fer forgé rouge et blanc ; c'était notre jeu préféré. On y passait un temps fou, il nous évoquait la liberté, nous faisait nous sentir vivre. Aujourd'hui, la balançoire bouge seule, bercée par le souffle du vent... vestige d'une époque révolue. Une larme coule sur ma joue. Je l'essuie rapidement du revers de la main, puis me lève. Je fais quelques pas, me dirigeant vers un vielle arbre qui est loin de m'être inconnu. Je m'agenouille, et observe l'écorce avec attention. Il y est gravé maladroitement "B+P= Best Friend 4 Ever". Mes doigts effleurent doucement ces lettres ; c'est Brooke qui les avait écrites. Mon c½ur se sert. Je ne peux pas rester là. C'est beaucoup trop dur. En rentrant chez moi, je passe devant le lieu de l'accident qui a arraché Brooke à la vie. Qui me la arraché. Ça fait un mois, mais on peut encore voir les traces de freinage. À cette vue, je m'imagine ma Brookie luttant durant ses derniers instants pour sauver sa vie... à nouveau, mon c½ur se sert. J'avance plus vite, en espérant que cette pensé reste derrière moi. Quelques pas plus tard, j'arrive à destination. J'avance mollement jusqu'au perron, puis glisse ma clé dans la serrure et entre, pour "enfin" retrouver ce vide auquel on ne s'habitue jamais. Je bazarde mon sac dans un coin du salon et écoute mon répondeur. Il y a un message de mon père, qui veut s'assurer que tout va bien, un autre d'Haley, qui me supplie de ne pas me laisser sombrer dans la déprime. Je les supprime tout les deux.
___Nous sommes au mois de décembre. Je suis assise contre le rebord de la fenêtre du salon, je regarde sans voir. Dehors, la neige commence à tomber. Nous sommes le 18. Cette année, je passerai noël seule. Encore. Je soupire à cette pensé, et lentement, sur la vitre ternie, je fais du bout du doigt de la calligraphie. Rien ne m'intéresse. Je suis juste lassée. Aucune lumière n'est allumé, il fait froid et sombre, dans la maison endormie. Plutôt que d'allumer la lumière, je reste dans la pénombre. Je monte me chercher une couverture et me saucissonne dedans, puis redescend. J'allume la télé, zap jusqu'à ce que je tombe sur un bon film, et me laisse tomber sur le canapé en cuir noir. Le téléphone sonne. Je ne décroche pas. J'ai l'impression que le bruit résonne dans toute la maison, comme si les meubles et les parquets s'en étaient imprégné. J'entends le bip sonore annonçant que mon con d'interlocuteur va me laisser un message. Je soupire. C'est mon père. Il s'excuse. Encore. Il passe sa vie à s'excuser. Mais jamais pour les bonnes raisons. Enfin, si, mais il y a le reste, et le reste est pire. Je me lève, abandonnant la chaleur de ma couverture ikea et le confort de mon canapé, et débranche le téléphone. C'est radical. Mais le monde, il m'emmerde. Et je me fou grandement de leur gueule de raté. Oui je suis dur. Un tantinet sinique, peut-être. Mais c'est comme ça. Elle est parti, ma joie de vivre avec elle.
___Je suis réveiller par les halos de lumière qui filtre entre le rideaux. J'ai mal au crane. L'impression que deux sumos font des claquettes dans ma tête. Je masse mes tempes en fermant les yeux, en vain. Je me lève, espérant rejoindre la cuisine, mais mes pieds se prennent dans ce qui semble être une bouteille d'un alcool très fort. Vide. Ceci explique cela. Lentement, je me dirige vers la salle de bain à la recherche d'aspirine. J'en prend un puis retourne me coucher. Cette journée sera comme toute les autres. Plutôt que de l'affronter, je préfère dormir. Mais on ne trompe jamais son chagrin en dormant. Alors, je me lève, m'habille mollement d'un sweat et d'un jean troué qui trainent par terre, me brosse les dents et fait un doigt à mon reflet dans le miroir en me disant, mon dieu, quelle tête de conne. Je sors. Où donc ? Je ne sais pas. Je verrais bien. J'ai perdue l'habitude de prévoir à l'avance où j'irais. Même si, à chaque fois, je finis sur la plage, face à l'océan. C'est un peu mon utopie, le seul endroit où je retrouve une forme de paix intérieur. Et croyez-moi, ça fait du bien.


Trop court.

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# Postato mercoledì 27 febbraio 2008 04:11

Modificato sabato 10 maggio 2008 14:05

[ NARRATEUR: Lucas Scott__________'____________________________________________-Make your own destiny ]

 [ NARRATEUR: Lucas Scott__________'____________________________________________-Make your own destiny ]


MusiQue ___________ Blog <3


« Si l'amour embellit les femmes, les femmes, elles, embellissent l'amour. »


___C'était un jour comme les autres. Vous savez, un jour auquel vous ne portez aucune importance. Un jour où vous vous dites "demain sera pareil". Où vous vous levez très tard et trainez toute la journée parce qu'aujourd'hui est un jour comme les autres et qu'en faisant ça vous ne manquerez rien. C'était du moins ce que je pensais. Ce jour là, je m'étais levé à 11 heures et demi, j'étais resté vingt minutes sous la douche, j'avais déjeuné devant bob l'éponge, et je pensais que le lendemain, je pourrais faire pareil, avec cette même putain d'insouciance. Je faisais un tour dans la maison, écoutais silencieusement les cris de désespoir de ma mère en compatissant, sans savoir que bientôt je serais comme elle. Sans savoir que je regretterais toute ma vie d'avoir passer cette journée à ne rien foutre. Je m'étais calé dans le salon, sur un vieux fauteuil en cuir que ma mère avait trouvé dans une broquante, du temps où elle était heureuse. Télécommande en main, je zappais en mâchouillant un chewing-gum à la fraise. Des imbéciles heureux défilais sur mon écran, et j'en avais rien à foutre. Je les trouvais con, et moches, mais je me disais que eux ils gagnaient leur vie et aurait pu acheter à la femme de leur vie une bague à l'image de leur amour, au lieu d'un petit anneau surmonté d'une petite pierre de pacotille, comme moi. Parce que moi, à 18 ans, j'avais la chance de connaitre la femme de ma vie. Brooke Davis. Une petite brune aux regard pétillant, toujours le mot pour rire et qui a su pardonner mes erreurs. Probablement la fille la plus compréhensif, loyal et attentionnée que je connaisse. Une perle.
___Elle était passé chez moi, elle avait l'air préoccupée. Elle fuyait mon regard, me demandant d'aller dans ma chambre, pour être plus au calme. Je comprenais pas, mais je l'ai suivis quand même. C'est là qu'elle a levé les yeux vers moi. Elle m'a dit, très distinctement "Promets-moi de ne plus parler à Peyton". Je l'ai interrogé du regard, elle a répéter tentant de se contenir "Promets-moi de pas lui parler". Je l'ai tirée contre moi, me demandant qu'est-ce que je refuserait de faire pour elle. Je l'ai embrassé sur le front, puis je lui ai chuchoté "Je te le promets, le temps qu'il faudra pour que vous vous retrouviez". Elle m'a embrassé, s'est excusé puis est partie. Et moi, planté au milieu de ma chambre, je me suis dis que j'étais l'homme le plus heureux du monde. Quel con.
___Je ne me souviens plus vraiment ce que j'ai fais après.. surement des allé retour frigo/canapé, toujours sur mon petite nuage qui n'attendais que de m'exploser à la gueule. Et puis là, il y a eu les ambulances. Et la police. Je sais plus. J'ai pas compris tout de suite. Je les ai juste entendu. Vous savez, dans ces moments là, on relève pas. On peut jamais se dire "Et si c'était truc ?". Et puis là, ce jour là, je me suis inquiété. Je l'ai sentie, et je sais que ça peut paraitre vraiment cliché et niais, mais c'est la vérité. Mon c½ur se serrait, je sentais ma vie m'échapper, je pouvais pas m'arrêter de trembler, de pleurer, et alors que personne n'était là pour me le dire, je l'ai su ; Brooke était morte.
___Ça fait un mois aujourd'hui. Un mois que ma vie s'est arrêtée. Je n'ai plus la force de me battre, je suis assaillie par les regrets, les remords. Je me la rappelle chaque seconde, elle, son odeur, son regard, ses baisers, je m'en rappelle de toutes mes forces, avec la peur que si je n'y pense pas, je pourrais oublier. Je ne vois plus personne. À part ma mère, lorsqu'elle sort titubante dans son peignoir dépareillé, les yeux gonflé et le regard fatigué pour se refaire du café ; elle a bien trop à faire avec la mort de Keith pour se soucier de moi. Et puis, il y a la plage... j'y passe un temps fou. Je m'allonge sur le sable brulant, le vent marin frappant mon visage. Plus loin, assise et les pieds dans l'eau, Peyton. Toujours seule, les yeux fermée, mais pas suffisamment pour faire barrage à ses larmes. Je la vois tout les jours. Et à chaque fois, je me dis qu'elle me manque. Qu'à deux, se serait plus facile. Parce que, lorsque Brooke est morte, nous avons perdu la même chose ; notre raison d'avancer. De vivre. Alors on survit. Seule et sans raison. On se ment en se disant que c'est pour Brooke, qu'elle n'aurait pas voulu qu'on crève pour elle. La vérité c'est qu'on est lâche, bien trop lâche pour se libérer cet enfer qui est notre quotidien. Mais il y a cette phrase, cette promesse, qui résonne dans ma tête...



Je sais pas quoi en penser...

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# Postato mercoledì 27 febbraio 2008 06:08

Modificato domenica 11 maggio 2008 10:40

[ NARRATEUR: Haley James Scott_________________________________-_______________-Make your own destiny ]

 [ NARRATEUR: Haley James Scott_________________________________-_______________-Make your own destiny ]


MusiQue ___________ Blog <3


_____« Je suis un fonceur qui rêve de changer le monde, je confonds souvent raison et passion. »


Il est tard, dans la nuit. Le ciel n'est qu'obscurité, et ma route est éclairée par la seule lumière d'une vielle lampe de poche électrique. Il a plut cet après-midi, les routes sont encore humides. Dans ma main droite, je tiens serrée les clés de mon appartement, dans ma main gauche, la lampe torche. Je n'ai pas peur, je suis confiante. Une fine brise vient soulever mes cheveux, je respire profondément, je m'apaise. Je marche à vitesse constante, perchée sur mes hauts talons. Quelle idée d'être allée à cette fête... ça ne m'aura rien apporté de bon. Sauf peut-être la vu de Nathan, qui, même complètement saoule, à toujours sût réchauffer mon c½ur. Je continue mon chemin, bien décidée, lorsque un de mes talons se casse. Tant pis. J'ôte mes chaussures et les abandonne sur un coin de la route. Le contact du sol sous mes pieds n'est que plus rassurant. Et puis, j'arrive devant le petit portillon rouillé par le temps, l'entrée du cimetière. Je l'ouvre, et me glisse à l'intérieur. Comme chaque soir, je suis le petit chemin de pierre, puis, continue mon chemin dans la direction d'un grand chêne. Au dessous, une pierre tombale, sur laquelle on peut lire en lettre majuscule "BROOKE PENELOPE DAVIS, notre amie, notre fille, notre amour...". Et comme chaque soir, j'enlève les feuilles mortes venues souiller la tombe de la colocataire de mon c½ur.

- Eh, lui dis-je en caressant la pierre tombale. Et comme chaque soir, je sens ma gorge se nouer. Je m'assois contre la pierre froide, et ferme les yeux. Je... aujourd'hui, j'ai vu Nathan. Juste entrevu, en fait. Le temps d'une fraction de seconde, qui m'a semblé durer des heures. Il avait le regard d'un chien perdu, complètement paumé... il digère mal le divorce, et en réalité moi aussi. Mais vivre sans toi... être heureuse sans toi, c'est trop dur.T'étais mon raillon de soleil, et ton sourire plus que tout manque à mon c½ur. Une larme coule sur ma joue, je la laisse faire. Tu me manques. Ton absence... c'est trop dur pour moi. Tout ça. Parce que il y a aussi Lucas, et Peyton... je, je sais plus quoi faire. Tu sais, Brooke, je n'ai pas ta force. Et je ne l'aurais jamais. Ta seule présence nous comblais. Et je payerais cher pour revoir un sourire se dessiner sur leur visage, ou même sur le mien. Je veux revivre. C'est comme si, en même tant que le tient, mon c½ur s'était arrêter. Je n'ai plus goût à rien... sauf ma petite visite quotidienne à ta tombe. Ça me donne l'éphémère illusion que je ne suis pas seule. Je t'aime, Brooke... et jamais je ne t'oublierais.

J'embrasse mon index et mon majeur et les dépose sur la pierre tombale, essuie mes larmes du revers de la main puis commence à me relever. J'essaie d'allumer ma lampe torche, mais ça ne marche pas. Plus de pilles. J'essaie de retrouver mon chemin dans le noir absolue, en vain. C'est à peine si je distingue mes pieds dans cette obscurité des plus profonde. Je sens l'angoisse naître en moi quand j'entends une brindille craquer. Je sursaute, et regarde dans tout les sens sans rien voir. À nouveau, j'entends un bruit.

- Excuse-moi. Je ne voulais pas te faire peur.

Je reconnais la voix de Peyton, et vois une ombre se diriger vers moi. Je ne sais pas comment réagir. Elle n'a jamais répondu à mes messages ou mes mails, on ne s'est jamais vraiment parlé depuis la mort de Brooke... elle aussi me manque. Mais, c'est trop compliqué. Et maintenant, elle n'ai plus que l'ombre d'elle même...

- Tu es là depuis quand ?

- Depuis le début.

- Ah. Oh. Euuh.. je, enfait, je viens tout les soirs, ça me donne un semblant...

- Oui, je sais. Je suis là tout les soirs. Je t'écoute. Et... je sais pas, ça fais du bien d'entendre la voix de quelqu'un... de quelqu'un qu'on aime.

- Tu, t'as entendu tout ce que je lui ai dis ? Tu sais tout ?

- Oui. Je suis désolé. Pour tout. Mais c'est dur. Pour tout le monde. Je, je voudrais pas recommencer à vivre sans elle... j'y arrive pas. On se sent tous seul, Haley. Mais, d'une certaine façon, on se complait dans cette solitude. Mais je ne t'oublies pas. C'est juste... que ce jour là, j'aurais voulu mourir à sa place, dit-elle en s'effondrant.


Cette fois-ci, je sais que c'est bon. J'accours vers elle et la sers dans mes bras. Après quelques instant, je lui chuchote "On aurait tous voulu être à sa place".



Je trouve que Peyton craque trop vite. Et vous ?

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# Postato mercoledì 27 febbraio 2008 16:46

Modificato giovedì 24 aprile 2008 06:27

[ NARRATEUR: Peyton Sawyer____________________________________________________-Make your own destiny ]

 [ NARRATEUR: Peyton Sawyer____________________________________________________-Make your own destiny ]


MusiQue ___________ Blog <3


« On peut sécher ses larmes, mais son coeur, jamais. »


Il fait doux. Le ciel est d'un bleu pâle qui ne trahis pas la mi-saison. Je déambule seule au bord de la mer. Mes pieds, nu, s'enfoncent dans le sable, et, à rythme régulier, de petites vagues viennent se cogner contre mes jambes. Je tiens serrées entre mes doigts ma paire de sandales. De temps à autres, un vent délicat vient soulever quelques unes de mes mèches. J'avance, comme hypnotisée, le regard lointain, tellement lointain. Je m'arrête et soupire ; devant moi, du bleu à perte de vu. Je me laisse tombé sur le sable, passe mes bras autours de mes jambes repliées, et là, commence ces horribles moments que je qualifierai de quotidien. Ces moments où je repense à Brooke, notre dernière entrevue, ses mots, cette violence dans sa voix. Ces moments où je laisse la culpabilité m'envahir. Je ferme les yeux le plus fort que je peux, et mors ma lèvre inférieur pour m'empêcher de pleurer. Ce que j'aurai dû apprendre, avec le temps, c'est que rien ne peux faire barrage à mon chagrin.
Deux jours ce sont écoulés depuis mon entre-vu avec Haley, au cimetière. On s'est également vu hier. Nous étions assises sur un banc, les mots nous manquaient, mais, peut-être finalement, était-ce mieux pour le moment. Je ne peux pas me confier. Ni lui exliquer. Personne ne peut comprendre ce que je ressent. Moi même, j'ai du mal mettre de mots sur ces sentiments. La culpabilité insinue que la personne qui la ressent n'est pas vraiment coupable. Moi, je le suis. Je n'irai pas jusqu'à dire que tout est de ma faute... mais mon égoïsme y est pour beaucoup. Et je m'en veux. Je n'arrive même pas à aller au cimetière. Je veux dire, pour lui parler. Mettre quelques roses sur sa tombe. Je ne sais même pas si elle le voudrai...

- Salut, m'interrompt une voix masculine.

Je me retourne, étonnée, et quand je vois qui me fais face, ma surprise est telle que je n'arrive pas à développer le moindre son.

- Na.. Nathan ?

Devant moi, c'est plutôt son fantôme que je crois voir. Sa silhouette est cadavérique, son visage masqué par une barbe de plusieurs jours imbibée d'alcool. Son regard exprime la lassitude, la douleur, la fatigue aussi. Quelques rides ont pris place aux extrémités de ses yeux. Il porte un tee-shirt blanc et un jean troués et tachés à plusieurs endroit. Ses cheveux gras et ternes ont pris cinq bon centimètre de longueur depuis la dernière fois que je l'ai vu, et, delui, émane une forte odeur que je n'ose même pas qualifier.

- Je sais, dit-il en s'asseyant à mes côtés.

- Mais, que t'es t-il arrivé ..?

Je ne prend même pas la peine d'être méchante. Tant pis. Je suis fatiguée de rejeter les gents que j'aime. Il soupire. Puis, plonge ses yeux dans les miens.

- J'ai perdue une de mes meilleures amies. Puis ma femme. Puis mon frère. Jusqu'à n'avoir plus personne. Whitey à dissout l'équipe de Basket pour cette année parce qu'il sait que c'est dur. Et qu'il devait pensé qu'on était pas apte à jouer. Que voulais-tu que je fasses ?

- Te battre ?

- Tu l'as fais, toi ?

- Moi, c'est différent.

- Bien sur... toi c'est différent. Nan mais tu t'écoutes ? T'en as eu combien des mains tendues vers toi ? C'est toi, et toi seul qui a pris la décision de les refuser. Tu étais la meilleure amie, forcément.. je sais que les mots qui vont suivre pourront te sembler égoïste, je le reconnais, je le suis souvent. Moi, on m'a laisser seul. Brooke était aussi mon amie. On était bien plus proche que ce que tu peux penser. On vient du même milieu, on a évoluer ensemble, on a traversé les mêmes galaires.. et elle me manque. Moi, ce que j'ai du mal à comprendre, c'est pourquoi... pourquoi avez -vous estimé que seul, ce serai plus simple ?

- Et bien.. être heureuse sans elle, c'est, c'est comme l'oublier.

- Ce que tu dis est ridicule, et tu le sais. Brooke sait que personne ne l'oubliera. Tu la connais, je la connais. Elle préfère nos sourires à nos larmes.

- Tu n'as pas tout les éléments qui pourraient te permettre d'en juger.

- Bien, alors, je t'écoute.

- Nathan, arrête. Je rêve, c'est pas un alcoolo qui va venir m'expliquer comment je dois vivre ma vie, affronter les coups que je reçois. Et toi t'as fais quoi pour ta femme ? Hein ?? Tu vois, rien. Et même si tu m'expliques que tu n'as fais que subir sa décision, ça n'a pas d'importance. Tu t'es laissé coulé. Et elle avait besoin de toi. Moi, personne n'a besoin de moi. Je ne suis qu'un poids. Pour qui veux-tu que je me relève ? Dis moi, un nom, rien qu'un nom, dis-je en pleurant.

- Peut-être... moi.


Je le regarde à nouveau, et me blottit contre lui. Un peu de chaleur humaine, pour calmer cette foutu peine...

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# Postato martedì 15 aprile 2008 05:31

Modificato domenica 11 maggio 2008 12:42